L'éducation et l'enfance en chiffres
Ce diaporama présente cinq indicateurs éducatifs de la Banque mondiale, une image par indicateur. Chaque vue combine un classement des pays, la valeur et le rang de la France, et une courbe d'évolution. Les chiffres proviennent tous des World Development Indicators.
| Government spending on education | 47 | La France consacre 5,3243 % de son PIB à l'éducation publique, au 47ᵉ rang sur 203 pays. |
| Children out of primary school | 16 | 0,2044 % des enfants d'âge primaire ne sont pas scolarisés en France, 16ᵉ rang sur 205 pays. |
| Tertiary enrolment | 49 | Le taux brut de scolarisation dans le supérieur atteint 71,5347 % en France, 49ᵉ sur 203 pays. |
| Secondary school enrolment | 49 | Le taux brut de scolarisation secondaire s'élève à 103,7854 % en France, 49ᵉ sur 208 pays. |
| Pupils per teacher (primary) | 101 | On compte 18,1766 élèves par enseignant dans le primaire en France, 101ᵉ sur 206 pays. |
Lisez chaque vue séparément : l'unité, le nombre de pays couverts et l'année de référence changent d'un indicateur à l'autre. Ne comparez donc ni les valeurs ni les rangs d'une vue à l'autre.
TITRE: TITLE: L'éducation en France : une scolarisation large, un financement au-dessus de la moyenne mondiale
L'essentiel
La France occupe une position de milieu haut de tableau dans la plupart des indicateurs éducatifs de la Banque mondiale. Ses dépenses publiques d'éducation atteignent 5,3243 % du PIB, ce qui la place au 47ᵉ rang sur 203 pays et nettement au-dessus de la valeur mondiale de 3,5693 %. La scolarisation secondaire y est quasi universelle avec un taux brut de 103,7854 % (49ᵉ sur 208), contre 77,2786 % pour la valeur mondiale. La part des enfants d'âge primaire non scolarisés s'établit à 0,2044 %, soit le 16ᵉ rang sur 205 pays.
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators (SE.XPD.TOTL.GD.ZS, SE.SEC.ENRR, SE.PRM.UNER.ZS).*
La valeur la plus récente de l'indicateur central
L'indicateur de tête est la dépense publique d'éducation rapportée au PIB. La France y enregistre 5,3243 %, au 47ᵉ rang sur 203 pays retenus. Cette valeur dépasse de près de 1,76 point la valeur mondiale de 3,5693 %. Il s'agit d'un indicateur de dépense publique : il mesure ce que les administrations consacrent à l'éducation, et non l'ensemble des sommes engagées par les ménages. La France se situe donc dans le tiers supérieur du classement, sans figurer parmi les tout premiers.
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators — Government expenditure on education, total (% of GDP), SE.XPD.TOTL.GD.ZS.*
En haut et en bas du classement
En tête des dépenses d'éducation rapportées au PIB figurent Kiribati (16,3905 %), les Samoa américaines (14,717 %), Tuvalu (12,8457 %) et la Micronésie (11,5591 %), suivis de la Namibie (9,0844 %) et de l'Algérie (8,9777 %). Ce sont surtout de petites économies insulaires, où un budget public modeste en valeur absolue peut représenter une part élevée d'un PIB lui-même réduit. À l'autre extrémité, on trouve la Somalie (0,0 %), le Nigeria (0,3191 %), le Zimbabwe (0,3848 %) et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (0,7821 %), mais aussi le Liban (1,2249 %), le Laos (1,2338 %) et l'Indonésie (1,2752 %). Avec 5,3243 %, la France penche clairement du côté haut du classement, tout en restant éloignée des valeurs des premiers.
Sur la part d'enfants non scolarisés au primaire, la France (0,2044 %, 16ᵉ) se situe également près du haut du tableau, derrière les Émirats arabes unis (0,0039 %), l'Azerbaïdjan (0,0266 %), l'Uruguay (0,0355 %) et la Corée du Sud (0,0557 %). Les valeurs les plus élevées concernent la Somalie (85,2728 %), l'Afghanistan (68,7716 %) et la Guinée équatoriale (65,5965 %).
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators (SE.XPD.TOTL.GD.ZS, SE.PRM.UNER.ZS).*
Ce qui a changé en dix ans
La dépense publique d'éducation française est passée de 5,4648 % du PIB en 2017 à 5,3243 % en 2022, avec un point haut intermédiaire à 5,6587 % en 2020 — une année où le dénominateur, le PIB, a lui-même été affecté. Sur un horizon plus long, la série montre 5,8121 % en 1995 et 5,7115 % en 1998, soit des niveaux supérieurs à l'actuel.
La scolarisation dans le supérieur progresse de façon plus nette : 59,8488 % en 2013, puis 71,5347 % en 2024, soit environ 11,7 points de plus en une décennie. Le taux brut de scolarisation secondaire reste stable, entre 103,3081 % (2016) et 104,5666 % (2020), pour finir à 103,7854 % en 2024. La part d'enfants non scolarisés au primaire fluctue d'une année à l'autre sans tendance régulière : 0,5792 % en 2013, un creux à 0,0147 % en 2018, puis 0,2044 % en 2024 — des variations de faible amplitude, à interpréter avec prudence. Enfin, la série du nombre d'élèves par enseignant dans le primaire ne va que jusqu'à 2013 : elle recule de 19,0375 en 2008 à 18,1766 en 2013, et ne renseigne donc pas la période récente.
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators (SE.XPD.TOTL.GD.ZS, SE.TER.ENRR, SE.SEC.ENRR, SE.PRM.UNER.ZS, SE.PRM.ENRL.TC.ZS).*
Comparaison avec les pays proches
Sur la dépense publique d'éducation, la France (5,3243 %) se tient très près de ses voisins et partenaires : le Royaume-Uni consacre 5,9068 % (32ᵉ), les États-Unis 5,4204 % (43ᵉ), la Corée du Sud 5,4091 % (44ᵉ) et l'Allemagne 5,2392 % (54ᵉ). L'écart avec l'Allemagne n'est que de 0,085 point, celui avec le Royaume-Uni de 0,58 point. La Chine (3,8971 %) et le Japon (3,3366 %) se situent plus bas.
Pour le supérieur, la France (71,5347 %, 49ᵉ) devance le Japon (64,4908 %) mais reste derrière le Royaume-Uni (80,4146 %), les États-Unis (79,3619 %), la Chine (76,8758 %), l'Allemagne (76,7097 %) et surtout la Corée du Sud (111,8533 %, 5ᵉ). Dans le secondaire, en revanche, la France (103,7854 %) devance l'Allemagne (100,2437 %), les États-Unis (97,4735 %), la Corée du Sud (96,254 %) et la Chine (92,2603 %), le Royaume-Uni restant devant avec 112,12 %. Sur le nombre d'élèves par enseignant au primaire, la France affiche 18,1766, valeur la plus élevée du groupe : l'Allemagne est à 12,3028, les États-Unis à 14,1986, le Royaume-Uni à 15,1327, le Japon à 15,661, la Corée du Sud à 16,2867 et la Chine à 16,4267. La France reste toutefois en deçà de la valeur mondiale de 23,4463.
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators (SE.XPD.TOTL.GD.ZS, SE.TER.ENRR, SE.SEC.ENRR, SE.PRM.ENRL.TC.ZS).*
Comment lire ces chiffres
La dépense d'éducation retenue ici est publique : elle exclut ce que les ménages financent directement, frais de scolarité privés ou dépenses périscolaires. Un rapport plus faible au PIB ne signifie donc pas mécaniquement un effort éducatif moindre, et un rapport élevé ne renseigne pas sur la qualité de l'enseignement — les premiers du classement, comme Kiribati (16,3905 %), sont pour beaucoup de petites économies dont le PIB constitue un dénominateur réduit.
Les taux de scolarisation sont des taux bruts (% gross) : ils rapportent l'ensemble des inscrits à la population de la tranche d'âge théorique, redoublants et élèves hors âge compris. C'est pourquoi ils peuvent dépasser 100 %, comme en France (103,7854 % dans le secondaire), en Grèce (165,1134 % dans le supérieur) ou à Monaco (158,5466 % dans le secondaire). Un taux supérieur à 100 % ne veut donc pas dire que toute la classe d'âge est scolarisée.
Les années de référence diffèrent d'un indicateur à l'autre : la série française de dépense s'arrête en 2022, celles de scolarisation vont jusqu'en 2024, et celle du ratio élèves/enseignant s'interrompt en 2013. Comparer ces valeurs comme si elles portaient sur une même année a donc ses limites. Par ailleurs, les nombres de pays couverts varient selon l'indicateur (203 à 208), et la part d'enfants non scolarisés au primaire ne dispose pas de valeur mondiale dans ces données : aucune comparaison à une moyenne mondiale n'est possible pour cet indicateur. Ces données sont mises à jour annuellement via les World Development Indicators de la Banque mondiale, à partir des déclarations nationales, qui peuvent conduire à réviser des valeurs passées ; de faibles écarts de rang ne doivent pas être interprétés de façon catégorique.
*Source : Banque mondiale, World Development Indicators (SE.XPD.TOTL.GD.ZS, SE.SEC.ENRR, SE.TER.ENRR, SE.PRM.UNER.ZS, SE.PRM.ENRL.TC.ZS).*
Dépenses publiques d'éducation (% du PIB) sur la carte et en graphiques
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Kiribati | 16.39 |
| 2 | Samoa américaines | 14.72 |
| 3 | Tuvalu | 12.85 |
| 4 | Micronésie | 11.56 |
| 5 | Namibie | 9.08 |
| 45 | Dominique | 5.39 |
| 46 | Burkina Faso | 5.33 |
| 47 | France | 5.32 |
| 48 | Costa Rica | 5.31 |
| 49 | Tonga | 5.31 |
| 201 | Zimbabwe | 0.38 |
| 202 | Nigeria | 0.32 |
| 203 | Somalie | 0 |
Le tableau est dominé par de petites économies insulaires : Kiribati 16,3905 %, Samoa américaines 14,717 %, Tuvalu 12,8457 %. En bas figurent la Somalie 0,0 %, le Nigeria 0,3191 % et le Zimbabwe 0,3848 % ; la France se place dans le tiers supérieur.
La courbe française descend de 5,8121 % en 1995 à 5,3243 % en 2022, avec un ressaut à 5,6587 % en 2020. L'amplitude entre le premier et le dernier pays dépasse 16 points, bien plus que les écarts entre pays voisins.
Comparer les pays
Enfants non scolarisés (primaire)
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Émirats arabes unis | 0 |
| 2 | Azerbaïdjan | 0.03 |
| 3 | Uruguay | 0.04 |
| 4 | Corée du Sud | 0.06 |
| 5 | Japon | 0.07 |
| 14 | Suisse | 0.14 |
| 15 | Pérou | 0.16 |
| 16 | France | 0.2 |
| 17 | Singapour | 0.21 |
| 18 | Monténégro | 0.22 |
| 203 | Guinée équatoriale | 65.6 |
| 204 | Afghanistan | 68.77 |
| 205 | Somalie | 85.27 |
En tête : Émirats arabes unis 0,0039 %, Azerbaïdjan 0,0266 %, Uruguay 0,0355 %, Corée du Sud 0,0557 %. À l'opposé, Somalie 85,2728 % et Afghanistan 68,7716 % ; la France est proche du haut du tableau.
La série française oscille entre 1,3619 % en 2014 et 0,0147 % en 2018, pour finir à 0,2044 % en 2024, sans tendance nette. L'écart entre les extrêmes mondiaux dépasse 85 points.
Taux de scolarisation dans le supérieur
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Grèce | 165.11 |
| 2 | Macao | 141.86 |
| 3 | Chypre | 120.88 |
| 4 | Hong Kong | 120.09 |
| 5 | Corée du Sud | 111.85 |
| 47 | Suisse | 73.54 |
| 48 | Palaos | 71.84 |
| 49 | France | 71.53 |
| 50 | Pérou | 71.24 |
| 51 | Serbie | 70.58 |
| 201 | Guinée équatoriale | 1.84 |
| 202 | Polynésie française | 1.46 |
| 203 | Haïti | 1.05 |
La Grèce mène avec 165,1134 %, devant Macao 141,8648 % et Chypre 120,8773 %. Les derniers rangs reviennent à Haïti 1,0514 % et à la Polynésie française 1,4568 % ; la France se situe au-dessus de la valeur mondiale.
C'est la progression la plus marquée : de 59,8488 % en 2013 à 71,5347 % en 2024, soit près de 11,7 points. La dispersion entre pays reste très large, de 1,0514 % à 165,1134 %.
Taux de scolarisation dans le secondaire
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Monaco | 158.55 |
| 2 | Belgique | 142.96 |
| 3 | Finlande | 142.4 |
| 4 | Pays-Bas | 137.51 |
| 5 | Saint-Christophe-et-Niévès | 137.51 |
| 47 | Brésil | 104.14 |
| 48 | Afrique du Sud | 104.13 |
| 49 | France | 103.79 |
| 50 | Mexique | 103.09 |
| 51 | Singapour | 103.08 |
| 206 | Haïti | 17.17 |
| 207 | République centrafricaine | 15.81 |
| 208 | Somalie | 3.35 |
Monaco 158,5466 %, Belgique 142,9603 % et Finlande 142,3952 % occupent les premiers rangs ; la Somalie ferme la marche avec 3,3479 %. La France devance l'Allemagne 100,2437 % et les États-Unis 97,4735 %.
La courbe française est plate : de 104,3766 % en 2013 à 103,7854 % en 2024, dans une bande d'environ un point. Les écarts entre pays, eux, vont de 3,3479 % à 158,5466 %.
Élèves par enseignant (primaire)
| Rang | Pays / territoire | élèves par enseignant |
|---|---|---|
| 1 | Saint-Marin | 6.93 |
| 2 | Liechtenstein | 7.8 |
| 3 | Luxembourg | 8.3 |
| 4 | Norvège | 8.59 |
| 5 | Koweït | 8.88 |
| 99 | Australie | 17.88 |
| 100 | Moldavie | 17.92 |
| 101 | France | 18.18 |
| 102 | Jordanie | 18.54 |
| 103 | République dominicaine | 18.92 |
| 204 | Malawi | 58.68 |
| 205 | Rwanda | 59.51 |
| 206 | République centrafricaine | 83.41 |
Saint-Marin 6,9306, le Liechtenstein 7,8016 et le Luxembourg 8,3033 affichent les ratios les plus faibles ; la République centrafricaine 83,412 et le Rwanda 59,5086 les plus élevés. La France est la plus haute de son groupe de comparaison.
La courbe française recule de 19,0375 en 2008 à 18,1766 en 2013, un mouvement limité et ancien. L'écart mondial est considérable : plus de 76 élèves séparent le premier du dernier pays.